Aller au contenu principal

TÉLÉGRAPHE DE FRANCE

Pascale Ferrand [15.4.2016]

Type : Quotidien généraliste

Aire géographique : Presse provinciale

Année début : 1798

Année fin : 1798

Dates extrêmes : 1er mars 1798 (11 ventôse an VI)

Titre : Le Télégraphe de France

Suite du Titre : et Feuille de Lyon

Poursuivi par : L'Ennemi des factions et Feuille de Lyon

Périodicité annoncée : quotidien

Périodicité réelle : quotidien («nous prévenons le public, que le journal que nous lui offrons, méritera son accueil, par la fraîcheur du corps législatif» (p. 1), «la suite à demain» (p. 2))

Collection étudiée : n°6, seul connu

Pagination : par numéro

Nombre de pages du numéro : 4

Format : in-4°

Lieu d’édition : Lyon

Imprimeur(s) : «Imprimerie du Journal»

Abonnement : 3 livres 10 sous par mois, «9, 47, 35 livres pour Lyon, 11, 21, 39 livres pour les autres départements»

Auteur(s) : «probablement Berthoud» (Feyel, p. 369)

Contenu annoncé : En tête du numéro, un avertissement promet des «séances du corps législatif […] 48 heures avant tous les autres journaux de France» (ce que ne réalise pas ce numéro), «ainsi que les événements majeurs et les actes du gouvernement, les cours des changes de Paris et de Lyon»

Contenu réel : Information générale (séance du Conseil des Cinq-cents, pièces relatives au congrès de Rasdadt), faits divers (Lyon et département de la Sarthe), pièce versifiée, annonce de vente, cours de la bourse de Paris

Formes du discours : comptes rendus de séances, fait divers, pièce versifiée, annonce, avis

Orientation politique : modérée et conservatrice (défense de la Constitution et lutte contre les factions qui tentent de renverser le Directoire). Une fable de la «Cit. la Fer***» [marquise de la Ferrandière] (parue la même année dans L’Almanach des muses, p. 97-98) offre une discrète critique de la volonté d’oubli et de fêtes de la jeunesse dorée.

Mentions d’autres journaux :

• Défenseur de la vérité et des principes (p. 2)
• Journal des hommes libres (p. 2)

Personnages cités défavorablement : Pierre-Antoine Antonelle (le Défenseur [de la vérité et] des principes et le Journal des hommes libres sont les «dégoûtantes feuilles» de «la gente anarchiste», p. 2)

Mots caractéristiques : la gent anarchiste, les soudoyés de l’Angleterre, Un Ami (en italiques) , les assommeurs, les aristocrates (p. 2)

Diffusion : On s’abonne à Paris, chez Revol et à Lyon «au Magasin d’histoire naturelle»

Contexte politique immédiat : Traité de Campo Formido (sic) du 18 octobre 1797, Congrès de Rastadt (ouvert septembre 1797), état de siège à Lyon (2 février 1798), arrêté du général Rey portant arrestation des muscadins (12 février 1798), rapport de Bonaparte au Directoire mettant fin au projet de descente en Angleterre (23 février)

Historique du journal : Selon Feyel (p . 369), «le rapport de police consécutif à une plainte contre L’Ennemi des factions […] apprend aux directeurs du pouvoir exécutif que ce titre est la suite du Télégraphe». Rédigées dans un style assez différent, les deux feuilles ont cependant la même orientation idéologique, et la même maquette éditoriale (filet cadre gras-maigre séparant les mentions de date et l’identification de l’imprimeur, filet anglais orné à la suite du titre sur trois lignes, colombelle à filet simple, filets anglais simples ou brisés dans le corps des colonnes).

Bibliographie :

• A. Vingtrinier, Histoire des journaux de Lyon […] de 1677 à 1814, Lyon, 1852, p. 79

• H. Duranton, Catalogue des périodiques antérieurs à 1800 conservés à la Bibliothèque municipale de Lyon, Lyon, 1976, p. 103

• S. Messina in G. Feyel (dir.), Dictionnaire de la presse française pendant la Révolution, t. 1, Ferney-Voltaire, 2005, (n°212, p. 369-370)

Cote(s) : BM Lyon 5660 (numérisation Google)